Définition simple
Une fracture lombaire correspond à une cassure ou une fissure d’une ou plusieurs vertèbres situées dans la partie basse de la colonne vertébrale, appelée région lombaire.
La colonne lombaire est constituée de cinq vertèbres, situées entre la colonne thoracique et le sacrum. Cette région joue un rôle essentiel dans le soutien du poids du corps, la stabilité du tronc et la réalisation des mouvements du dos.
Ce terme apparaît dans un compte-rendu d’imagerie lorsque le radiologue observe une anomalie de la structure osseuse d’une vertèbre lombaire pouvant correspondre à une fracture.
Ce terme est descriptif : il indique la présence d’une atteinte de la structure osseuse d’une vertèbre lombaire sans préciser à lui seul l’origine de la fracture, son ancienneté, sa gravité ou son impact sur les structures nerveuses.
Une fracture lombaire peut être liée à un traumatisme important, comme une chute ou un accident, mais elle peut également survenir sur un os fragilisé, notamment en cas d’ostéoporose ou de certaines maladies pouvant diminuer la solidité osseuse.
Contexte : une fracture fréquente de la partie basse de la colonne vertébrale
- Pourquoi les vertèbres lombaires peuvent-elles se fracturer ?
Les vertèbres lombaires supportent une grande partie des contraintes mécaniques exercées sur la colonne vertébrale. Elles participent à l’équilibre du corps et absorbent les forces transmises lors de la marche, des mouvements du tronc ou du port de charges.
La région lombaire est particulièrement sollicitée car elle assure la transition entre une partie de la colonne relativement mobile et le bassin, qui constitue une zone plus stable.
Une fracture lombaire peut apparaître lorsque les forces exercées sur une vertèbre dépassent sa capacité de résistance.
Comment survient cette pathologie ?
Une fracture lombaire peut survenir dans plusieurs situations.
Le mécanisme le plus fréquent est un traumatisme important :
- une chute d’une certaine hauteur ;
- un accident de la route ;
- un choc direct au niveau du dos ;
- une compression importante de la colonne.
Dans ces situations, la vertèbre peut subir une force excessive entraînant une fissure, un tassement ou une rupture plus importante de l’os.
Chez certaines personnes, une fracture peut également apparaître après un traumatisme moins important lorsque l’os est fragilisé.
C’est notamment le cas lors :
- d’une ostéoporose, qui diminue la densité osseuse ;
- de certaines maladies osseuses ;
- de certaines atteintes tumorales pouvant fragiliser une vertèbre.
Le type de fracture dépend du mécanisme responsable. Une compression verticale peut provoquer un tassement du corps vertébral, tandis qu’un traumatisme plus complexe peut entraîner une atteinte de plusieurs parties de la vertèbre.

Anatomie de la colonne lombaire
La colonne lombaire correspond à la partie basse de la colonne vertébrale située entre la région thoracique et le sacrum.
Elle est composée de cinq vertèbres :
- L1 ;
- L2 ;
- L3 ;
- L4 ;
- L5.
Chaque vertèbre lombaire possède plusieurs éléments anatomiques :
- le corps vertébral, situé en avant, qui supporte une grande partie du poids du corps ;
- l’arc postérieur, situé en arrière, qui participe à la protection du canal rachidien ;
- les pédicules et les lames, qui relient les différentes parties de la vertèbre ;
- les apophyses articulaires, qui permettent l’articulation avec les vertèbres voisines.
Entre chaque vertèbre se trouvent les disques intervertébraux. Ces structures souples permettent d’amortir les contraintes et facilitent les mouvements de la colonne.
Au centre de la colonne lombaire se trouve le canal rachidien, dans lequel circule la partie basse de la moelle épinière puis les racines nerveuses appelées queue de cheval.
Une fracture lombaire peut donc concerner uniquement l’os, mais elle peut parfois être associée à une modification de l’espace disponible pour les structures nerveuses.
Mobilité de la région lombaire
La région lombaire permet principalement :
- flexion : mouvement où le tronc se penche vers l’avant ;
- extension : mouvement où le dos se redresse vers l’arrière ;
- inclinaison latérale : mouvement où le tronc se penche vers la droite ou vers la gauche ;
- rotation : mouvement où le haut du corps tourne autour de l’axe de la colonne.
Ces mouvements sont rendus possibles grâce à l’association entre les vertèbres, les disques intervertébraux, les articulations postérieures et les muscles du dos.
Une fracture lombaire peut limiter ces mouvements en raison de la douleur, de l’instabilité de la vertèbre ou d’une atteinte des structures environnantes.

Un terme d’imagerie médicale à définir ?
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Ce que décrit fracture lombaire en imagerie
En imagerie, une fracture lombaire correspond à l’analyse d’une ou plusieurs anomalies visibles au niveau d’une vertèbre de la région lombaire.
Le radiologue cherche notamment à préciser :
- la vertèbre concernée, par exemple L1, L2, L3, L4 ou L5 ;
- la partie de la vertèbre atteinte ;
- la présence d’un tassement du corps vertébral ;
- l’importance de la perte de hauteur de la vertèbre ;
- l’existence d’un déplacement des fragments osseux ;
- l’alignement général de la colonne.
Le radiologue analyse également les structures qui peuvent être associées à la fracture :
- les articulations entre les vertèbres ;
- les disques intervertébraux ;
- le canal rachidien ;
- les structures nerveuses lorsqu’elles sont visibles ;
- les tissus situés autour de la colonne.
Certaines fractures lombaires sont simples et restent limitées à l’os. D’autres peuvent être plus complexes lorsqu’elles entraînent une instabilité de la colonne ou une modification de l’espace réservé aux nerfs.
L’imagerie permet donc de décrire l’aspect de la fracture, mais son interprétation dépend toujours du contexte médical et des symptômes présents.
Imageries utilisées
Radiographie
La radiographie est souvent l’un des premiers examens réalisés lorsqu’une fracture lombaire est suspectée.
Elle permet d’observer l’alignement des vertèbres, la forme générale des corps vertébraux et certaines modifications osseuses comme un tassement ou une déformation.
Elle peut être utile pour identifier une fracture visible, notamment après un traumatisme.
Cependant, certaines fractures peu déplacées ou certaines lésions complexes peuvent être difficiles à détecter uniquement avec une radiographie.
Scanner
Le scanner lombaire permet une analyse plus détaillée de l’os.
Il permet au radiologue d’étudier précisément :
- le trait de fracture ;
- l’importance du déplacement des fragments osseux ;
- l’atteinte des différentes parties de la vertèbre ;
- la stabilité potentielle de la fracture ;
- les éventuelles extensions vers le canal rachidien.
Le scanner est particulièrement utile après un traumatisme important ou lorsque l’analyse détaillée de la structure osseuse est nécessaire.
IRM (Imagerie par Résonance Magnétique)
L’IRM permet d’étudier les structures qui ne sont pas uniquement osseuses.
Elle peut montrer :
- l’œdème présent dans l’os après une fracture récente ;
- l’état des disques intervertébraux ;
- les ligaments de la colonne ;
- les structures nerveuses ;
- les tissus environnants.
Elle est particulièrement utile pour différencier une fracture récente d’une ancienne fracture et pour rechercher une éventuelle atteinte associée.
Échographie
L’échographie est peu utilisée pour analyser directement une fracture lombaire.
Elle ne permet pas d’examiner correctement les structures osseuses profondes de la colonne vertébrale.
Elle peut parfois être utilisée pour étudier certains tissus superficiels autour de la région lombaire, mais elle n’est généralement pas l’examen principal dans le diagnostic d’une fracture vertébrale.
Exemple d’imagerie de fracture lombaire
Exemple de fracture tassement d’une vertèbre lombaire sous radio :

Exemple de fracture tassement d’une vertèbre lombaire sous scanner :

À quoi sert ce terme dans un compte-rendu ?
Le terme fracture lombaire permet au radiologue de décrire une atteinte osseuse identifiée au niveau d’une vertèbre lombaire.
Dans un compte-rendu, ce terme sert à informer le médecin sur plusieurs éléments importants :
- la localisation exacte de la fracture ;
- son aspect radiologique ;
- son importance ;
- la présence éventuelle d’un déplacement ;
- les structures associées pouvant être atteintes.
Ce terme aide le médecin à mettre en relation les images avec les circonstances de survenue, les douleurs ressenties et l’examen clinique.
Il s’agit d’un terme descriptif basé sur l’analyse des images.
Ce que ce terme ne permet pas de conclure
Le terme fracture lombaire ne permet pas, à lui seul, de déterminer la gravité complète de la situation.
Il ne précise pas automatiquement :
- si la fracture est stable ou instable ;
- si elle nécessite un traitement particulier ;
- depuis combien de temps elle existe ;
- si des nerfs sont atteints ;
- quelles seront les conséquences sur la mobilité.
L’interprétation dépend toujours du contexte clinique, notamment :
- l’âge de la personne ;
- le mécanisme du traumatisme ;
- l’intensité des douleurs ;
- les signes neurologiques éventuels ;
- les résultats de l’examen médical.
Seul un médecin peut interpréter la signification d’une fracture lombaire dans une situation individuelle.
À retenir
Une fracture lombaire correspond à une atteinte de l’os d’une ou plusieurs vertèbres situées dans la partie basse de la colonne vertébrale.
Elle peut être provoquée par un traumatisme important ou apparaître sur une vertèbre fragilisée.
L’imagerie permet de préciser la localisation, l’aspect et l’importance de la fracture, ainsi que de rechercher d’éventuelles atteintes associées.
Le terme retrouvé dans un compte-rendu décrit une anomalie visible sur les images, mais il doit toujours être interprété avec les symptômes et l’examen médical.
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Information importante
Cette page a pour objectif d’expliquer des termes d’imagerie médicale.
Elle ne remplace pas un avis médical.
Pour toute question concernant votre examen ou votre santé, adressez-vous à votre médecin.
