Définition simple
La fracture thoracique correspond à une cassure d’une ou plusieurs des douze vertèbres thoraciques, situées entre le rachis cervical (cou) et le rachis lombaire (bas du dos).
Ces vertèbres participent à la stabilité de la colonne vertébrale, soutiennent la cage thoracique et protègent la moelle épinière. Une fracture thoracique peut être plus ou moins importante selon la vertèbre atteinte, le type de fracture, son déplacement et l’existence d’éventuelles lésions associées.
Ce terme est descriptif : il indique la présence d’une fracture au niveau des vertèbres thoraciques sans préciser à lui seul son mécanisme, sa stabilité ou sa gravité.
Contexte : une fracture du rachis dorsal
– Que sont les vertèbres thoraciques ?
Le rachis thoracique, également appelé rachis dorsal, est constitué de douze vertèbres, numérotées de T1 à T12.
Situées entre les vertèbres cervicales et lombaires, elles s’articulent avec les côtes pour former la cage thoracique.
Les vertèbres thoraciques assurent plusieurs fonctions essentielles :
- soutenir le tronc
- protéger la moelle épinière
- servir de point d’attache aux côtes
- participer à la mobilité du dos
- transmettre les contraintes entre le cou et le bassin
Grâce à la présence de la cage thoracique, cette région est naturellement plus stable et moins mobile que les régions cervicale et lombaire.
– Comment survient cette fracture ?
Les mécanismes les plus fréquents sont :
- une chute d’une hauteur importante
- un accident de la voie publique
- un accident sportif à haute énergie
- un traumatisme direct sur le dos
- un écrasement
Chez les personnes présentant une fragilité osseuse, notamment en cas d’ostéoporose, une fracture peut parfois apparaître après un traumatisme peu important, voire spontanément.
Les mouvements responsables peuvent associer :
- une flexion importante du tronc : le haut du corps se plie brutalement vers l’avant
- une extension forcée : le dos est projeté vers l’arrière
- une rotation du tronc
- une compression axiale : les forces sont transmises verticalement dans l’axe de la colonne vertébrale, par exemple lors d’une chute sur les pieds ou les fesses
Selon l’intensité du traumatisme, la fracture peut rester stable ou s’accompagner d’une atteinte des ligaments ou de la moelle épinière.

Anatomie des vertèbres thoraciques
Les vertèbres thoraciques présentent plusieurs caractéristiques importantes pour comprendre les examens d’imagerie :
- localisation : partie moyenne de la colonne vertébrale
- nombre : douze vertèbres (T1 à T12)
- articulation : avec les côtes et les vertèbres voisines
- structures associées : disques intervertébraux, ligaments, moelle épinière, muscles paravertébraux
- rôle principal : assurer la stabilité du tronc et protéger les structures neurologiques
Chaque vertèbre comprend :
- un corps vertébral situé en avant
- un arc vertébral situé en arrière
- deux pédicules
- deux lames
- des processus articulaires
- deux processus transverses
- un processus épineux
L’ensemble forme le canal rachidien, dans lequel chemine la moelle épinière.
– Mobilité du rachis thoracique
Le rachis thoracique est moins mobile que le rachis cervical ou lombaire en raison de son attache aux côtes.
Il permet néanmoins plusieurs mouvements :
- flexion : pencher le tronc vers l’avant
- extension : redresser ou incliner le tronc vers l’arrière
- rotation : tourner le buste vers la droite ou vers la gauche
- inclinaison latérale : pencher le tronc sur un côté
Lors d’une fracture thoracique, ces mouvements deviennent généralement douloureux et sont souvent limités afin d’éviter tout déplacement supplémentaire.

Un terme d’imagerie médicale à définir ?
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que décrit une fracture thoracique en imagerie
En imagerie médicale, la fracture thoracique peut être décrite selon plusieurs critères.
Le compte-rendu peut préciser :
- la vertèbre concernée (T1 à T12)
- une fracture du corps vertébral
- une fracture des éléments postérieurs
- une fracture des processus épineux
- une fracture des processus transverses
- une fracture non déplacée
- une fracture déplacée
- une fracture comminutive (avec plusieurs fragments)
- une fracture stable
- une fracture instable
Le radiologue recherche également :
- une diminution de la hauteur du corps vertébral
- un recul d’un fragment osseux dans le canal rachidien
- une atteinte des articulations postérieures
- une luxation vertébrale
- une atteinte ligamentaire
- une compression de la moelle épinière
- un hématome des parties molles
Ces éléments permettent d’évaluer la stabilité de la fracture et le risque de complications neurologiques.
Imageries utilisées
Radiographie
La radiographie est souvent réalisée en première intention.
Elle permet de :
- confirmer la présence d’une fracture
- analyser l’alignement des vertèbres
- rechercher une perte de hauteur du corps vertébral
- identifier certaines fractures déplacées
Cependant, certaines fractures complexes ou peu déplacées peuvent être difficiles à visualiser.
Scanner
Le scanner est l’examen de référence après un traumatisme important.
Il permet de :
- analyser précisément les fragments osseux
- visualiser les différentes parties de la vertèbre
- mesurer le déplacement
- rechercher une atteinte du canal rachidien
- détecter plusieurs fractures associées
- préparer une éventuelle intervention chirurgicale
Les reconstructions multiplanaires permettent une étude très précise de la colonne vertébrale.
IRM (Imagerie par Résonance Magnétique)
L’IRM est indiquée lorsqu’une atteinte neurologique ou ligamentaire est suspectée.
Elle permet de rechercher :
- une lésion de la moelle épinière
- une atteinte des ligaments
- une lésion des disques intervertébraux
- un œdème osseux
- un hématome
- une compression des structures nerveuses
Elle complète le scanner lorsque l’analyse des tissus mous est nécessaire.
Échographie
L’échographie n’est pas utilisée pour analyser directement une fracture thoracique.
Exemple d’imagerie d’une fracture thoracique
Exemple de fracture de vertèbre thoracique sous scanner :

Exemple de fracture de vertèbre thoracique et pose de vis sous scanner :

À quoi sert ce terme dans un compte-rendu ?
Dans un compte-rendu d’imagerie, le terme fracture thoracique sert à :
- localiser précisément la fracture
- identifier la vertèbre atteinte
- décrire le déplacement des fragments
- analyser la stabilité de la colonne vertébrale
- rechercher une atteinte du canal rachidien
- orienter la prise en charge orthopédique ou chirurgicale
Il s’agit d’un terme descriptif basé sur l’analyse des images.
Ce que ce terme ne permet pas de conclure
Une fracture thoracique :
- ne permet pas à elle seule de connaître les conséquences neurologiques
- ne précise pas systématiquement si une intervention chirurgicale est nécessaire
- ne remplace pas l’examen clinique
Son interprétation dépend :
- du type de fracture
- du déplacement des fragments
- de la stabilité du rachis
- de l’état des ligaments
- de l’absence ou non d’une atteinte de la moelle épinière
À retenir
- Une fracture thoracique correspond à une cassure d’une ou plusieurs vertèbres du rachis thoracique.
- Elle survient généralement après un traumatisme important, mais peut également être favorisée par une fragilité osseuse.
- La radiographie constitue souvent le premier examen réalisé.
- Le scanner est l’examen de référence pour analyser précisément la fracture.
- L’IRM permet d’étudier la moelle épinière, les ligaments et les autres tissus mous lorsqu’une atteinte associée est suspectée.
- Il s’agit d’un terme descriptif utilisé en imagerie médicale.
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Information importante
Cette page a pour objectif d’expliquer des termes d’imagerie médicale.
Elle ne remplace pas un avis médical.
Pour toute question concernant votre examen ou votre santé, adressez-vous à votre médecin.
